Vivre sa mort – 15 octobre 15 h au Théâtre JC Drouot, rue des 4 Fils Aymon à Lessines

vivressmort

 

La Maison de la Laïcité de Lessines, l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la
dignité) et le Centre Culturel René Magritte vous invitent à la projection, suivie d’un débat,
du documentaire « Vivre sa mort » du réalisateur belge Manu Bonmariage, le dimanche 15
octobre à 15 heures au théâtre JC Drouot, rue des 4 Fils Aymon à Lessines. En présence du
réalisateur et d’une partie de l’équipe du film.
La loi du 28 mai 2002 régit l’acte d’euthanasie en Belgique. Celle-ci fait figure de pionnière en
la matière en Europe, de même que celle des Pays-Bas passée en 2001.
L’actualité nous rappelle de plusieurs manières la nécessité de cette loi, de permettre
légalement aux individus de quitter la vie dans des conditions dignes et selon leur volonté :
l’écrivaine française Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot, a entamé des démarches
en ce sens dans notre pays car la France n’autorise pas l’euthanasie active. Un débat
politique se fait jour au sujet de la fin de vie des personnes âgées qui souhaiteraient
bénéficier d’une procédure de suicide assisté (comme cela existe en Suisse) lorsqu’elles
estiment avoir accompli leur parcours de vie. Selon un sondage réalisé récemment, plus de
70% des Belges sont favorables à une telle disposition.
Ce débat est riche et nécessaire ; il est émouvant aussi car « Ce qui fait peur ce n’est pas la
mort, c’est quitter les siens ».
Nous vous proposons de le mener ensemble le 15 octobre prochain. Manu Bonmariage a
réalisé ce documentaire en 2014. Il s’agit d’un regard croisé sur la lutte menée par deux
hommes pour conquérir le droit de mourir dans la dignité. Ce cinéma qui nous ramène à nos
questionnements les plus profonds puise sa force dans la relation de confiance entre les
sujets filmés et le réalisateur, auquel nous devons également Strip-tease et le film Les
Amants d’assises.
L’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité), représentée par Mme Myriam
Wauters, sera également partie prenante au débat et pourra répondre à toutes les questions
relatives à l’application de la loi et aux démarches à entreprendre en cas de demande
d’euthanasie.